Frise chronologique
XIVe siècle
Première mention de la parcelle
Première mention de la parcelle
XIVe siècle (≈ 1450)
Propriété de la famille Isalguier, capitouls.
1570
Attestation de propriété
Attestation de propriété
1570 (≈ 1570)
Un Isalguier possède la parcelle.
1680
Cadastre mentionnant deux maisons
Cadastre mentionnant deux maisons
1680 (≈ 1680)
Parcelles contiguës rue de l’Echarpe.
entre 1830 et 1860
Construction du corps de bâtiment actuel
Construction du corps de bâtiment actuel
entre 1830 et 1860 (≈ 1860)
Œuvre attribuée à Jacques Fajon.
17 août 1989
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
17 août 1989 (≈ 1989)
Protection des façades et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l’immeuble, situé 4 rue de la Brasserie tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, figurant au cadastre section 815 AC 01, parcelle 262 : inscription par arrêté du 19 décembre 2018.
Personnages clés
| Famille Isalguier - Ancien propriétaire (XIVe siècle) |
Lignée de capitouls toulousains. |
| Jacques Fajon - Commanditaire (XIXe siècle) |
A édifié le corps de bâtiment actuel. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 1 rue de l’Echarpe et 2bis rue Clémence-Isaure à Toulouse occupe une parcelle médiévale, autrefois propriété de la famille Isalguier, lignée de capitouls dès le XIVe siècle. Bien que l’édifice actuel date principalement du début du XIXe siècle, des traces plus anciennes subsistent, comme des caves voûtées et une élévation rue de l’Echarpe remontant peut-être au XVIIe siècle. La configuration actuelle, asymétrique, s’adapte au parcellaire historique entre les deux rues, avec un corps de bâtiment sur rue Clémence-Isaure marqué par des baies plein-cintre et un portail curviligne surmonté d’une balustrade.
La construction de l’immeuble est attribuée à Jacques Fajon, qui aurait édifié entre 1830 et 1860 le corps de bâtiment et le portail rue Clémence-Isaure, absents sur le cadastre de 1829. Les intérieurs, réaménagés dans un style néoclassique, présentent des boiseries, des gypseries et une cage d’escalier hélicoïdale peinte en faux marbre, décorée de niches. L’aile sur cour, avec ses fenêtres à crossettes et sa corniche, évoque des influences architecturales proches de l’hôtel voisin du 18 rue Peyrolières, anciennement propriété des Ysalguier. Ces éléments, ainsi que la qualité des décors, ont justifié son inscription aux Monuments Historiques en 1989.
Le site conserve des vestiges médiévaux limités, comme des caves voûtées, mais son histoire est surtout marquée par des transformations post-révolutionnaires. Le cadastre de 1680 mentionne deux maisons contiguës sur la parcelle, séparées ensuite selon le cadastre Grandvoinet. Après la Révolution, Jacques Fajon acquiert l’immeuble et modernise les espaces intérieurs, intégrant des éléments romantiques (ferronneries, balustrades) et néoclassiques. La façade sur la rue de l’Echarpe, aux fenêtres rectangulaires et arcades, contraste avec l’élégance des décors intérieurs, reflétant les campagnes de construction successives.
La protection de 1989 couvre les façades, toitures, la cage d’escalier et certaines pièces du premier étage, soulignant l’intérêt patrimonial de cet ensemble. Les restaurations récentes ont révélé une porte murée en brique et pierre, témoignant des réaménagements passés. L’immeuble illustre ainsi l’évolution architecturale toulousaine, du Moyen Âge à l’époque moderne, tout en conservant des traces des familles influentes (Isalguier, Fajon) qui l’ont façonné.